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Voir la forêt autrement qu’à travers le prisme de l’exploitation forestière classique


En gros, on ne présente au public que des forêts dites gérées ou exploitées selon l’usage classique. Sur le thème : on s’occupe de tout, ne vous en faites pas. Mais peut-on exploiter autrement la forêt que par un système classique : layons, martelage, sylviculture en coupes rases, ou dite futaie irrégulière, qui n’est qu’un vulgaire fourre tout, pour oser dire que l’on fait une sylviculture raisonnée. Souvent après avoir détruit les écosystèmes et rendu la terre quasi stérile. Et malheureusement on a souvent abouti, en gros à des forêts dépérissantes et pas durables. On sait par exemple, à quoi aboutit ce mot de raisonné en agriculture. Certainement pas raisonnable en tout cas. En ce cas LA RÉFÉRENCE, c’est la sylviculture française portée par l’Office National des Forêts. Mais qui ne gère que 25% des forêts françaises. A la télévision, à la radio, dans les journaux, si un journaliste veut faire un sujet sur l’exploitation des forêts, leur avenir, il fonce sur la facilité : interroger quelqu’un de L’ONF. Sans se demander s’il ne peut pas chercher ailleurs. Ou avoir au minimum 2 sons de cloche. Mais bon cela réclame un peu de courage et de volonté. Résultat, le public doit se contenter d’une parole, d’une conjugaison, d’éléments de langage uniques, comme si c’était la vérité absolue. C’est comme pour les agriculteurs, hors la voix de la FNSEA, point de salut. Il faut avoir la simple curiosité de lire le livre de Nicolas Legendre : « Silence dans les Champs » qui décrit les coulisses du système agricole et son omerta, qui étouffe les agriculteurs eux mêmes pour sortir de l’ornière. Vendredi dernier, nous association Sauvez la forêt de Fontainebleau, voulait un peu sortir de l’ornière, creusée très profondément dans les forêts d’Ile de France et notamment en forêt de Fontainebleau. Regardez la vérité en face demande du courage. Mais pas tant que cela. Il suffit de proposer au public, ce qu’on appellle un autre son de cloche, celui d’une experte forestière indépendante.En l’occurrence Marie Stella Duchiron Docteur en sciences forestières, ingénieur du génie rural des eaux et forêts, issue de la grande école forestière d’Europe Centrale (notamment en Allemagne). Elle est depuis quarante ans, au service des écosystèmes forestiers, avec de nombreuses recherches scientifiques. Il s’agissait pour elle, devant plus de 70 personnes, accueillies par le café MOEBIUS de l’Ecole des Mines, de faire transpirer un autre savoir que celui prôné sur le terrain, en général, par l’ONF (il y a toujours des exceptions!)ou les forces obscures de la filière bois. Nous ne vous livrerons pas le contenu de la conférence. Il suffit de lire le livre : Sylviculture d’écosystème ou sylviculture sauvage de Marie Stella Duchiron, aux éditions EDP. Sciences. Il est actuellement disponible à la librairie Hérisson de Nemours, 38, rue Gautier 1er. Rsgts au 01.60.51.03.76. ON PEUT AUSSI LE COMMANDER SUR INTERNET.

Mais vous pouvez aussi vous référer à notre interview sur le blog de : https://www.sauvezlaforetdefontainebleau.com/

Pascal Villebeuf

Président de l’association Sauvez la Forêt de Fontainebleau

Et membre du collectif de défense des forêts d’Ile de France

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